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Philippe Chancel

Philippe Chancel, particulièrement remarqué pour son travail sur la Corée du Nord et sa grande exposition Data Zone présentée aux Rencontres d’Arles en 2019, propose une réflexion sur la question de la durabilité ; à travers l’analyse de lieux clés, théâtre d’enjeux, de guerres ou de catastrophes naturelles (la nouvelle route de la soie, Fukushima, Kaboul, le Delta du Niger…). En résidence à Deauville, il a travaillé sur la ville en tant que ville/décor de cinéma, «ville idéale». 

Né en 1959 à Issy les Moulineaux, Philippe Chancel vit à Paris. Depuis plus de vingt ans, il poursuit une expérience photographique dans le champ complexe, mouvant et fécond, entre art, documentaire et journalisme. Un travail en constante évolution sur le statut des images quand elles se confrontent elles-mêmes à ce qui fait "images" dans le monde contemporain. Initié très jeune à la photographie, Philippe Chancel poursuit des études de sciences économiques à l'université de Nanterre et de journalisme au CFPJ de Paris. Des reportages successifs dans les ex-pays de l'Est marqueront ses débuts dans le photojournalisme. Son travail a été largement montré et publié en France et à l'étranger dans les plus grands magazines du monde entier. Il a affirmé progressivement une nouvelle approche de la photographie documentaire.
DPRK, sa vision de la Corée du Nord, a été montré pour la première fois aux Rencontres d'Arles (2006) et il a fait l'objet d'un livre aux éditions Thames&Hudson, ce qui lui a valu le début d'une reconnaissance internationale. Emirates project a été présenté pour la première fois à la 53e Biennale de Venise (Pavillon d'Abou Dhabi), puis à l'exposition Dreamlands au Centre Pompidou.

Parmi ses ouvrages : Dubaï, aux éditions Be-pôles, Desert Spirit, aux éditions Xavier Barral, Emirates Workers, aux éditions Bernard Chauveau, ainsi que Kim Happiness et Drive thru Flint aux éditions l’Artiere.

Philippe Chancel travaille actuellement sur un nouveau terrain documentaire intitulé Datazone, qui cherche à montrer des territoires surexposés ou, au contraire, inconnus des radars médiatiques. Finaliste du Prix Pictet 2012 pour son travail Fukushima : The Irresistible Power of Nature, il expose aux Rencontres d’Arles 2013, il est nominé pour le premier Prix Elysée et lauréat de la dotation du Festival Photoreporter en Baie de St Brieuc. En 2017, pour sa deuxième édition, il reçoit le Prix Fidal de la photographie documentaire. En 2019, il présente Datazone aux Rencontres d’Arles.

Si Deauville m’était montré
Le Duc de Morny, neveu de napoléon III, personnage haut en couleur et homme d’affaire avisé, célébra l’empire à sa manière en créant Deauville de toutes pièces. La légende de la prodigieuse station balnéaire s’est bâtie autour de ce mythe fondateur devenu réalité et qui donne cette impression de ville presque trop parfaite, de ville cinéma, qu’on lui connaît toujours aujourd’hui ; J’ai l’intention d’en faire l’inventaire photographique intramuros comme sur tout le territoire qui l’entoure. Blonville sur mer, Tourgéville, Saint Arnoult, Vauville, Villers sur mer, Touques, Villerville et d’autres. Tout le long de ce littoral normand, Les évènements sont incessants, les activités nombreuses, les loisirs érigés en véritable art de vivre : hôtels, plages, casino, cheval, bien être, architecture et patrimoine, nautisme, tennis, golf et mini-golf, etc. Par un travail sur le cadre rigoureux, à la bonne distance du sujet pour que les images soient composées comme des tableaux vivants et contemporains, autorisant les ruptures d’échelles, avec un parti pris de choix décisifs, je vais chercher à saisir en toute hypothèse que ; si Deauville m’était montré, j’aimerais la voir comme ça et pas autrement.