Joakim Eskildsen

Photographe invité au Festival Planche(s) Contact en 2016

©Joakim ESKILDSEN, pour Planche(s) Contact 2016
©Joakim ESKILDSEN, pour Planche(s) Contact 2016

Ceci n'est pas le 21ème arrondissement

Joakim Eskildsen, né en 1971 à Copenhague, vit et travaille à Berlin.
Diplômé d’un master en photographie de l’université d’Art et de Design d’Helsinki, il travaille régulièrement en collaboration avec son épouse, l’écrivaine et poétesse Cia Rinne. Au cours des années 1990, ils réalisent ensemble leurs premiers projets : Nordic Signs (1995), un hymne à la nature à travers un recueil de photographies prises en Europe du Nord; Bluetide (1997), récit du drame d’Apulia, village de pêcheurs portugais touché par l’érosion maritime; et iChikenMoon (1999) dont l’ouvrage a obtenu le prix du meilleur titre étranger en 2000 dans le Photo-Eye books & Prints annual Awards.
Joakim Eskildsen produit par la suite deux nouvelles séries : American Realities en 2011 et Cuba en 2013. La première s’intéresse à l’état de crise financière et à ses conséquences néfastes sur les habitants ; la seconde retrace l’évolution architecturale cubaine en milieu urbain, et particulièrement à La Havane.
Traitant de sujets sociologiques voire politiques à travers des portraits, des scènes de vie ou même des  paysages, sa maîtrise de la couleur confère à ses récits une force particulière, entre révolution, espoir et anxiété.

A Deauville dans le cadre du festival Planche(s) Contact

Entre photographie sociale et road photography, Joakim Eskildsen a arpenté les rues de La Havane et les quartiers des grandes villes américaines qui concentrent le plus fort taux d’exclus. Son regard en a restitué les nuances, dans des  images fortes, chargées d’émotions, et soutenues par des cadrages rigoureux et des couleurs crépusculaires. A Deauville qu’il ne connaissait pas encore, Joakim Eskildsen a arpenté la ville pour en saisir d’autres réalités.

Joakim Eskildsen à propos de son exposition Ceci n'est pas le 21ème arrondissement
Pour une semaine au mois de juin, j'ai reçu carte blanche pour photographier Deauville. J'ai beaucoup apprécié ce challenge et j'ai passé mes journées à marcher dans cette ville de bord de mer, photographiant tout ce qui pouvait capter mon intérêt, sans pour autant avoir d'idée précise en tête, suivant simplement mon intuiton. Ce qui m'a le plus séduit furent les lumières, toujours changeantes, et le rythme si particulier de la Ville, déserte en semaine et remplie de monde le weekend, presque comme la marée.