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Touques, circuit découverte en 1h

Circuit Pédestre

Touques a connu un fort dynamisme grâce à son port, dont l’apogée eut lieu pendant le bas Moyen-Age entre le XII siècle et le XVI siècle. Ce port servait aux déplacements des Ducs et des Rois pour aller en Angleterre, ainsi qu'à l’exploitation du sel, source de développement pour la ville. Jusqu'à 52 salines étaient présentes dans la ville de Touques durant le XIIIe siècle.
Beaucoup plus tard, la ligne de chemin de fer Paris-Deauville fût implantée pour desservir les nouvelles stations balnéaires Trouville et Deauville. Pour ce faire, en 1863, la Touques fût détournée, entraînant ainsi la disparition de son port.
Ville d’hier et d’aujourd’hui, Touques dévoile son patrimoine médiéval à ceux qui s’y attardent.

Distance :

2 km
Eglise Saint-Pierre
L'existence de cette église est mentionnée dès 1026 dans un acte de Richard II, mais l’édifice, conservé aujourd’hui, ne peut remonter au-delà des années 1070-1080 sous le règne de Guillaume le Conquérant, ayant sans doute succédé à un édifice plus ancien.
A l'extérieur, la tour lanterne, érigée après 1125, a la particularité d'être octogonal, alors qu'ordinairement elle est carrée.
A l'intérieur, l’église présente une nef romane restaurée, datant des environs de 1100 ans, réduite à deux travées au XVIIIe siècle. La croisée du transept conserve des chapiteaux aux beaux décors : quadrupèdes, serpents, têtes plates. Les arcades de la croisée, ornées de becs d’oiseaux, soutiennent la tour-lanterne octogonale. Le chœur, désaxé par rapport à la nef, est couvert d’une voûte en berceau supportée par un arc doubleau, fait assez rare en Normandie à l’époque romane.
Désaffectée à la révolution, l'église fût désacralisée depuis 1791. Elle faillit être détruite et doit sa sauvegarde à la Caisse Nationale des Monuments Historiques créée en 1840 qui y entreprit la même année de vastes restaurations. Elle servit de dépôts de mobilier, de matériel de pompiers et même de pétrole. Dans les années 1920, des gradins y seront aménagés pour en faire une salle de spectacles. Aujourd'hui, c'est un espace culturel : concerts et expositions s'y succèdent.
TOUQUES
Eglise Saint-Thomas
Inscrite au titre des monuments historiques depuis 1926, l'église Saint-Thomas de Touques a été énormément remaniée depuis sa construction au XIIe siècle, et ne conserve plus d'origine que sa tour clocher (haute de 21 mètres), surmontée d'une flèche octogonale néo-gothique ajoutée après la réfection du clocher en 1870.
L'église présente une nef romane, transformée aux XIVe, XVIIe et XIXe, un chœur gothique entièrement reconstruit pendant la guerre de Cent Ans, et un portail de style Louis XIV. Le chœur abrite une ancienne ouverture destinée aux lépreux de la maladrerie de Saint-Marc afin qu'ils puissent écouter la messe à l’extérieur.
L’église porte le nom Saint Thomas en référence à Thomas Becket, archevêque de Canterburry après son passage à Touques. Thomas Becket était au service du roi Henri II Plantagenêt comme chancelier d’Angleterre. Suite à sa nomination d’archevêque, il renonce à son rôle de chancelier et s’oppose publiquement au roi. Thomas Becket fut assassiné dans sa cathédrale en 1170. Il sera canonisé en 1173 et les habitants de Touques placeront leur église sous sa protection. A l'intérieur de l'église, un vitrail représente son assassinat. On peut apercevoir également des "trous de boulains" dans les murs qui servaient à mettre des échafaudages pour permettre les réparations, un gigantesque crucifix datant du XVIe siècle, une statue de Saint Gilles (protecteur des enfants), une vierge à l’enfant.
A l'extérieur, sous le toit, des "Modillons" représentant des têtes d’animaux servaient à tenir la corniche.
L’église Saint-Thomas est depuis la désacralisation de l’Eglise Saint-Pierre, le seul lieu de culte de Touques.
TOUQUES
Halles
La Place Lemercier existe de tous temps. Foires et marchés y rythmaient la vie Touques dès le XIIe siècle.
Les halles actuelles rappellent qu’il y a eu là de belles halles médiévales construites au XVe siècle. Durant cinq siècles, elles abritaient le marché hebdomadaire du samedi qui passait pour considérable avec des volailles, des légumes et autres marchandises et trois foires annuelles. Ces halles appartenaient aux Evêques de Lisieux qui taxaient leur occupation jusqu'à la Révolution. Elles étaient parallèles à la rue principale et formées de deux nefs séparées par onze travées, traversant quasiment de bord à bord toute la place.
En 1854, estimant un état de délabrement avancé, le Préfet ordonna leur destruction. La municipalité d’alors s’y oppose et un combat de plusieurs décennies est engagé. Rien n’y fera, elles sont détruites en 1910. Il faut attendre 1995 pour que Touques retrouve ses halles, ensuite agrandies en 2018.
Place Lemercier
TOUQUES
Mairie
La disparition du port de Touques en 1863 plonge la cité dans une lente et longue période de désertification économique. C'est seulement en 1914 qu'une nouvelle mairie est érigée, de type néoclassique, dominé par son horloge monumentale et soutenu par de superbes colonnades. Son financement met à mal le budget public, ce qu’il lui vaudra le nom de "Mairie en or". Fort heureusement, dès le milieu du XXe siècle, Touques se relève peu à peu et son Hôtel de Ville prend alors valeur de symbole : celui de la volonté de retrouver une importance, un temps oublié.
7 place Lemercier
TOUQUES
Grenier à sel et son manoir
Bâtiment de style Louis XIII, le Manoir est classé à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques pour sa façade mêlant pierre de Caen, silex noir et silex blanc, son toit à forte pente et sa cheminée du rez-de-chaussée.
Cette construction de la fin du XVIIe siècle était le siège de l’administration royale et logeait un contrôleur des salines et un commis aux quêtes, tous deux employés de la Ferme Générale, compagnie privilégiée chargée de la collecte des impôts indirects. Ils étaient en charge de surveiller la production des sauniers et de recouvrer pour le roi les taxes sur le sel appelées le "quart bouillon". Le sel était récolté en faisant bouillir une saumure obtenue grâce au lessivage de sable imprégné de sel de mer. Les salines versaient le quart de leur fabrication aux greniers du roi.
Edifié le long du Douet Mont-Blanc, appelé plus tard Ruisseau des Ouies, le Grenier à Sel abritait la production des salines . Cette situation idéale permettait aux barques chargées de sel d’arriver jusque-là. De 52 salines au XIIIe siècle, il n’en restait que 12 au XVIIIe siècle. Par la suite, le lieu servit aux premiers conseils municipaux de la commune.
L’ensemble du Grenier et du Manoir font l’objet d’un grand projet de réhabilitation par la commune de Touques.
41 rue Louvel et Brière
TOUQUES
Quai Monrival
Touques était le denier village avant l'estuaire, lequel a fait sa renommée et sa fortune du XIIe au XIXe siècle.
Au Moyen-Age, il était recommandé d'accoster à Touques pour débarquer au Royaume de France. Touques était très fréquentée par les Ducs et les Rois, qui faisaient fréquemment le voyage entre l'Angleterre et la Normandie et débarquaient au port pour faire escale au château de Bonneville.
A son apogée, le port était un chantier naval, où se construisait le navire amiral de la flotte normande du XVIe siècle. Son commerce était presque entièrement tourné vers l'exportation (bois, sel, pommes, cidre et calvados) livrés jusqu’à des destinations lointaines, telles que le Brésil ou Terre-Neuve. Du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, il entrait en moyenne 250 à 300 embarcations par an dans le port de Touques. Il resta très actif jusqu’au début du XVIIIe siècle, jusqu'au développement de Deauville et Trouville-sur-Mer, de la voirie et du chemin de fer, et le détournement du fleuve. Touques perdit définitivement son port en 1863.
TOUQUES
Haras de Meautry
C’est l’un des haras les plus célèbres de France. Le Haras de Meautry, anciennement Meautrix, a été créé en 1875 par deux frères, Alphonse et Gustave de Rothschild, autour d’un manoir datant des XVIe et XVIIe siècles. L’ensemble du domaine couvrait alors douze hectares. Il atteint aujourd’hui presque une centaine d’hectares. Il est depuis transmis aux descendants de la famille.
Le portail monumental est classé à l’Inventaire des monuments historiques. Le jardin a été dessiné par Page Russel, jardinier et paysagiste britannique.
De nombreux chevaux remarquables y sont élevés, dont quelques champions légendaires, ayant remporté le prestigieux Prix de l’Arc de Triomphe.
9 rue de Meautry
TOUQUES
Presbytère
Le presbytère sait se distinguer grâce à de nombreuses particularités architecturales qui font tout son charme : ses épis de faîtage, sa cheminée en damier de briques et de pierres, ses portes et fenêtres en bois sculpté, son rez-de-chaussée en pierre contrastant avec l’étage en bois ainsi que l’œil de bœuf sur le pignon.
Le presbytère de l'église St Pierre perdit sa fonction en 1790, lors de la désacralisation de son église.
Place Saint-Pierre
TOUQUES
Anciennes écuries
En 1875, Alphonse et Gustave de Rothschild construisent le haras de Meautry autour d’un manoir datant des XVIe et XVIIe siècles. Les écuries, alors dépendances de celui-ci, seront cédées à la Ville de Touques par le baron Guy de Rothschild et sont restaurées pour être transformées en ateliers d’arts.
Place Saint-Pierre
TOUQUES
Amirauté
L’importance commerciale du port de Touques, dès le XIIe siècle, justifie la mise en place en 1331 du siège d’une administration particulière : une Amirauté logée à proximité des quais. Le personnel est composé d’un lieutenant, d’un procureur, d’un commissaire, de deux huissiers, d’un maître de quai et d’un courtier. Ils sont chargés d’assurer l’ordre sur les quais, où les litiges sont très nombreux, d’infliger des amendes, de contrôler la circulation, le chargement des gabarres et d’en percevoir les taxes. L’Amirauté surveille la pêche et les pêcheries établies sur la Touques. Elles sont libres de droits et se transmettent par l’héritage. L’Amirauté a la responsabilité du guet de la côte. Suite à la baisse d’activités économiques du port, elle fut supprimée en 1786.
TOUQUES
Lavoirs
Au moyen-âge, les lavoirs consistaient parfois en une simple pierre posée au bord de la rivière ou une simple planche et sans abri. Ils étaient principalement construits grâce aux deniers seigneuriaux à la demande des sujets qui payaient une redevance pour l’utiliser : c’était le droit de banalité. Certains lavoirs étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment du linge, on "lavait aux cendres" deux fois par an. Une lavandière apportait le linge au bord d'un cours d'eau, le frottait avec de la cendre, le rinçait et le tordait en le pliant plusieurs fois. Elle le battait ensuite avec un battoir en bois afin de l'essorer le plus possible avant de l'amener vers le lieu de séchage. Les lavoirs ou lieux de lessive étaient nombreux à Touques tout au long du ruisseau des ouïes.
Place Saint-Pierre
TOUQUES
Maisons augeronnes
Au moyen-âge, les lavoirs consistaient parfois en une simple pierre posée au bord de la rivière ou une simple planche et sans abri. Ils étaient principalement construits grâce aux deniers seigneuriaux à la demande des sujets qui payaient une redevance pour l’utiliser : c’était le droit de banalité. Certains lavoirs étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment du linge, on "lavait aux cendres" deux fois par an. Une lavandière apportait le linge au bord d'un cours d'eau, le frottait avec de la cendre, le rinçait et le tordait en le pliant plusieurs fois. Elle le battait ensuite avec un battoir en bois afin de l'essorer le plus possible avant de l'amener vers le lieu de séchage. Les lavoirs ou lieux de lessive étaient nombreux à Touques tout au long du ruisseau des ouïes.
TOUQUES