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ZHUANG JAY

Photographe invité au festival Planche(s) Contact en 2013

© Zhuang Jay
© 1616 Prod

Né le 7 mai 1964 à Hangzhou en Chine, Zhuang Jay est diplômé en géophysique de l’Université Océanique de Chine, chargé du traitement informatique pour les recherches géophysiques de l’Institut des Sciences du Pétrole. PDG d'une entreprise de fret, jusqu'en 2006, puis investisseur et constructeur du port de Hangzhou, Zhuang Jay pratique la photographie depuis l'université.

Le million d'images qu'a déjà pris cet amateur virtuose, en particulier dans le monde de la culture et de la mode, à Pékin, Shanghai et Hong-kong, compose à la façon d'un journal intime le portrait d'une Chine en pleine mutation.

En 2005, il a exposé de grands portraits des artistes participant à la Biennale d’art contemporain chinois, à Montpellier.

Depuis 2009, il collectionne les objectifs anciens (de cinéma, de projection...) qu'il adapte lui-même à ses appareils numériques.

Invité en résidence photographique à Deauville, il a assisté au Festival du film Asiatique, et posé un regard inédit sur la ville aux parfums d'Asie !

"Je ne me souviens pas avoir jamais vu Zhuang Jay sans un appareil photo à la main. Depuis plus d'une décennie, cette homme d'affaires jet-setter enregistre méthodiquement, compulsivement disent certains, tout ce qui lui passe sous les yeux, événements, paysages, corps aimés, visages inconnus ou amis, à Hangzhou, sa ville natale, comme à Shanghai ou Pékin dont il n'a raté aucune des multiples et incessantes modifications. 
Il a découvert Deauville lors du Festival du Film Asiatique, en février 2013, avec ce même besoin, cette même manie diront certains, de rendre compte et d'inventorier, et il n'a pas pu s'empêcher de saisir la ville, peut-être sans s'en rendre compte, à travers le filtre d'une esthétique éminemment chinoise. Le millier de photos qu'il a prise durant son séjour, à l'aide d'appareils numériques qu'il bricole lui-même, me paraît en tout cas, avec le recul, caractéristique d'un "oeil chinois", comme si, pour mieux goûter la Normandie, il l'avait accommodée un peu à la sauce de son pays. Les couleurs aigres-douces, le cadre panoramique à la façon d'un rouleau de lettré, le jeu sur les pleins et les vides, la délicatesse des demi-tons, une certaine grandeur mélancolique, tous ces trais propres à l'art de l'Empire du Milieu se retrouvent dans les images qu'il présente aujourd'hui. Ce n'est pas leur moindre qualité. Voici donc un Deauville insolite, dont une chute de neige inopinée renforce l'exotisme : le Deauville d'un fils du Dragon.

Serge Bramly