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Le 46e Festival du Cinéma Américain de Deauville, le "Festival du cinéma tout court"

Nous avons assisté mardi dernier au point presse du 46e Festival du Cinéma Américain de Deauville, qui se déroulera cette année du 4 au 13 septembre. Voici l'essentiel de ce que nous en avons retenu et souhaitons partager avec vous.

Un festival exigeant, cinéphile mais pas coupé du public

Un festival sans les Américains mais qui porte les espoirs de toute la profession

"Les initiatives qui ont été prises par les organisateurs cinématographiques font que ce Festival cette année est non seulement le Festival du Cinéma Américain mais c’est le Festival du cinéma tout court. [...] Cette 46e édition va être une très grande rencontre du monde du cinéma, toutes professions réunies. C’est une chance que cette rencontre exceptionnelle puisse se tenir à Deauville." Philippe Augier, Maire de Deauville

"Nous sommes conscients que le Festival porte des espoirs, notamment les espoirs de toute la profession. Cela fait un moment que les journalistes, professionnels, distributeurs, producteurs attendent ce festival comme enfin on va se retrouver, enfin on va avoir un grand écran. [...] On n’est pas un Festival d’entertainement (de divertissement), on est un festival qui porte un art qui est le cinéma. Cet art, même s’il ne fait pas reculer le covid, en tout cas il peut donner de l’espoir, et peut-être lutter contre la peur, la peur est naturelle, mais en même temps il faut vivre. Et là c’est la vie." Bruno Barde, directeur général du Public Système Cinéma

"Les Américains ne seront pas présents mais cela permet deux choses. D'une part, cela permet de réaffirmer que le cinéma c’est avant tout des films, on peut faire venir des stars mais s’il n’y a pas de films, il n’y a pas cinéma, cela réaffirme la puissance de l’œuvre cinématographie. D'autre part, on a la chance aussi d’être en 2020 avec un accès au numérique. Chaque metteur en scène de la compétition présentera son film en digital lors d'un rendez-vous quotidien sur les réseaux sociaux sous forme d'interview avec la présentatrice Jenny Godula, bien connue du Festival, permettant ainsi à tous les publics de rentrer en discussion avec eux. Enfin, Michael Douglas ne viendra pas pour des raisons évidentes, mais il reste très attaché à l'hommage rendu à son père lors de cette 46e édition. Il a préparé un discours et a répondu à des questions, il a écrit des textes très émouvants et très forts, prenant vraiment le temps de s’exprimer, qui seront montrés pendant le festival."

Un accès en toute sécurité

Toutes les précautions sont prises pour garantir la protection des festivaliers, que ce soit dans le cadre des projections, des rencontres professionnelles ou les temps plus ludiques :
> Les lieux d’accueil sont nettoyés et désinfectés régulièrement.
> La ventilation du C.I.D est contrôlée, l’air est renouvelé.
> Le port du masque est obligatoire dans tous les lieux du Festival, à tout moment :
- en intérieur : dans le C.I.D et les salles du Casi­no et du Mor­ny
- en extérieur : aux abords du tapis rouge, dans les files d’attente et sur les terrasses du Festival (retrait du masque autorisé une fois assis pour se restaurer).
> La capa­ci­té d’accueil des salles est adaptée pour répondre aux exi­gences sanitaires en cours .
> Des solutions hydroalcooliques sont à disposition à l’entrée du C.I.D, du Casino et du Morny, et sur les terrasses du Festival.
> La distanciation physique est recommandée.

Un atout pour la vie économique et l'image de Deauville

Tout le monde connait l’attachement de Deauville pour le cinéma. Cet attachement prend des formes et génère des activités de plus en plus nombreuses, qui impactent positivement la vie économique de la ville et son image. C'est pourquoi, la Ville de Deauville est fière d'accueillir à nouveau et de soutenir le Festival, et remercie les partenaires, notamment le Groupe Barrière, qui le portent avec elle.

Les chiffres du Festival en 2019 : les retombées économiques sur le territoire sont de l’ordre de 33 millions d’euros, notamment dans la partie transport/accès à la destination Deauville, mais aussi l’hébergement pour 18%, la restauration pour 16% et les commerces locaux pour 12%. Les retombées sont aussi sociales puisque cette production d’événements et l’accueil de festivaliers permet de créer ou de maintenir 700 emplois.

Un nouveau trophée

© Léo Lemasson

Depuis la création de la compétition en 1995, un trophée est remis à chaque film lauréat d'un Prix. Le design de ce trophée n’a jamais été vraiment finalisé. Pour cette 46e édition, une commande précise a été faite à Karl Lagasse, artiste régional et auteur des derniers trophées du Festival, afin d'en créer un qui dure dans le temps, inspiré d’un des symboles de Deauville : le dessin des barrières qui séparent les cabines sur les Planches. La Ville de Deauville utilise déjà ce symbole à travers un cadeau remis aux acteurs et metteurs en scène lorsqu’ils viennent inaugurer une cabine à leur nom sur la mythique promenade.