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05 septembre 2022

Le Centre International de Deauville : 30 ans d'audace

Il y a trente ans, Anne d’Ornano, alors Maire de Deauville, affirmait sa foi en l’avenir de Deauville en décidant la création du Centre International de Deauville (C.I.D). Sa volonté de doter la ville d’un équipement idéal a surmonté tous les obstacles et a offert ce centre de congrès qui ne ressemble à aucun autre. La qualité de sa conception et du travail des équipes ont fait entrer le C.I.D dans le cercle très fermé des équipements internationaux capables de recevoir les événements les plus prestigieux.

Il fallut beaucoup d’audace et de détermination pour doter une ville habitée par 4000 Deauvillais d’un centre de congrès digne d’une capitale. De l’audace, du courage, de la fermeté au service d’une vraie capacité à se projeter dans l’avenir, de créer et d’investir pour le bien de tous.
Philippe Augier, Maire de Deauville

1974 : Une réflexion sur le tourisme d’affaires et la création d’un centre de congrès est initiée

Dans les années 1970, Deauville, station balnéaire classique, est conçue pour vivre en saison autour de deux points forts : les courses et le casino. C’est une ville saisonnière qui vit trois mois par an. Michel d’Ornano, Maire de Deauville, a conscience qu’un développement touristique hors saison est nécessaire. Il crée dès 1975 le Festival du Cinéma Américain qui prolonge en septembre la saison d’été de quelques jours. Deauville a alors tous les atouts d’une destination de congrès : importante capacité hôtelière, infrastructures de loisirs, qualité de l’environnement et situation géographique idéale par rapport à Paris.

Lais de mer - 1974
Première affiche du Festival du Cinéma Américain (1975) d’après un tableau de Kees Van Dongen réalisé à Deauville
Vincente Minelli, Michel et Anne d’Ornano - Festival du Cinéma Américain 1977

1988 : Deauville est au 5e rang des villes françaises de congrès

Les machines à sous – autorisées en 1987 dans le hall du casino – ont un double effet : elles apportent à la Ville de nouvelles recettes qui permettent d’envisager l’investissement d’un lieu de congrès et réduisent dans le même temps à peau de chagrin les espaces pour accueillir des congressistes désormais nombreux. Ils ne sont alors pas moins de 40 000 à venir à Deauville chaque année, souvent accueillis sous des structures mobiles et chapiteaux. En 1989, la Ville refusera pas moins de 14 congrès faute de locaux. Elle est aussi en manque d’espace pour organiser des événements culturels ou sportifs et d’une infrastructure adéquate pour recevoir un public tourisme d’affaires. Le projet de construire un palais des congrès s’impose et est adopté par le Conseil municipal. En août 1988, un cahier des charges est rédigé. Le bâtiment se situera dans les jardins entre le Casino et les Planches, à proximité des grands hôtels et proche du centre-ville. Parce que la Ville de Deauville a protégé son bord de mer, le bâtiment sera nécessairement semi-enterré et ne dépassera pas en surface la hauteur moyenne de 3,50 mètres pour les constructions hors sol. Le concours d’architecte est lancé. Le bâtiment porte déjà un nom : le Centre International Touristique et Culturel de Deauville, affirmant ainsi une double vocation. La Ville sera seule maître d’ouvrage.

Grâce à l’augmentation de ses capacités d’accueil, Deauville sera à même d’affronter la concurrence dans les meilleures conditions possibles et pourra ainsi conquérir de nouvelles parts de marché.
Anne d’Ornano

1989 : Une année consacrée à la réflexion

La consultation aboutit au dépôt de huit candidatures. Le jury constitué de Deauvillais et de professionnels retient Patrick Le Goslès, architecte local, associé aux entreprises Quillery et Rufa. L’année 1989 sera consacrée à la réflexion. La municipalité attendra la fin de l’année avant de se lancer : le Ministre des finances de l’époque – Pierre Joxe – fait à l’époque "la guerre" aux machines à sous. Or, le financement du centre des congrès est inconcevable sans la manne financière des jeux, qui a explosé depuis l’arrivée des "bandit-manchots". Le doute sera levé au tout début de l’année suivante.

Anne d’Ornano et Patrick Le Goslès, architecte du bâtiment

1990 : Anne d’Ornano donne son accord pour la construction du bâtiment

Le C.I.D plongera à 14 mètres en dessous du niveau de la mer et s’étalera sur 35000m2 dont la moitié est dédié aux espaces techniques, répartis sur trois niveaux. 18 mois de travaux seront nécessaires. Les contours du projet sont confirmés et affinés après un voyage d’étude aux Etats-Unis : Anne d’Ornano, accompagnée d’une délégation de dix Deauvillais associés au projet, part étudier les pratiques américaines en matière de tourisme d’affaires. Ensemble, ils visitent les palais des congrès d’Atlanta, New Orléans,  Miami, Huston, San Diego, San Francisco, Las Vegas et Los Angeles, le parc Disney d’Orlando… accueillis par ses architectes. 11 villes seront visitées en 11 jours. Le voyage est fructueux : on envisage des extensions comme le hall 3, sous l’avenue Lucien Barrière ou encore de réaliser des ancrages jusqu’aux fondations pour installer des tentes sur le parvis. Les Américains conseillent aux Deauvillais de faire un vrai auditorium avec des sièges non rétractables et d’une capacité de 1500 places et non 850.
A Deauville, les habitants donnent leur avis : les Deauvillais estiment à 81% que le palais des congrès est un enjeu économique important et 52% que c’est un investissement indispensable à terme.

1991 : Il faut savoir souffrir pour être beau

Le premier coup de pioche est donné le 2 janvier. On réalise la paroi moulée afin d’isoler la construction de la nappe phréatique. Un immense chantier de dimension régionale – le plus gros jamais entrepris à Deauville - démarre avec le déblaiement de 150 000 m3 de sable et graviers qui nécessiteront 120 à 150 camions par jour pendant trois mois. Les ouvriers (jusqu’à 400 en période forte) travailleront à un rythme très soutenu pendant 18 mois.

En février, les pieux de fondation sont posés pendant que le terrassement se poursuit.

A l'été, le chantier entre dans la phase de superstructure. Les premiers m3 de béton ont été coulés. Les deux poutres principales du bâtiment sont posées. Au même moment, se constitue la société d’économie mixte de gestion du C.I.D.

En novembre, la terrasse côté mer est achevée ainsi que la rampe d’accès de 10 mètres de large. Les sorties de secours sont aménagées.

Décembre voit le béton coule à flots. L’auditorium a déjà pris forme. On distingue ses lignes. Les gradins seront livrés pour Noël. Les camions continuent de décharger des pièces venues de toutes les régions de France. Le chantier aura nécessité 350 000 heures de travail.

 

1992 : Le C.I.D entre dans la dernière ligne droite

En janvier, le C.I.D se rapproche du casino. Le tunnel qui relie les deux bâtiments est creusé sous le boulevard Cornuché bloquant provisoirement la circulation.

En février, la verrière est posée et les quatre grues démontées. Le premier outil de communication est édité.

Dès mars, les travaux de finition et de décoration démarrent à l’intérieur du bâtiment. La décoration est également créée spécialement par l’architecte. Il dessine ainsi spécialement les moquettes. Les couleurs sont celles de Deauville : on retrouve en effet le bleu gris du ciel, le beige du sable, le vert des portes des cabines des bains pompéiens. Les sièges de l’auditorium sont conçus sur mesure afin d’épouser la forme ovoïde de la salle. Un système de désenfumage spécifique et novateur est créé spécialement pour le site, compte-tenu de son enfouissement.

Le printemps et l'été arrivent, le compte à rebours commence. Parallèlement aux visites pour les élus, des visites de chantier sont régulièrement ouvertes au public, assurées par Hubert Moisy, adjoint au Maire, et Patrick le Goslès, l’architecte. Les visiteurs sont séduits par la conception du bâtiment.

Le 29 août, la nouvelle avenue qui passe au dessus des salles est inaugurée par Anne d’Ornano, Marta Barrière et sa fille Diane Barrière-Desseigne. Elle porte le nom de Lucien Barrière.

 

4 septembre 1992 : L’échéance a été respectée : le C.I.D ouvre ses portes à l’occasion du 18e Festival du Cinéma Américain

Il est inauguré par Clint Eastwood, présent pour la projection de son nouveau film "Impitoyable", dont il est à la fois le réalisateur et l’acteur principal. James Coburn, Cyd Charysse, Jack Lemmon, Roy Scheider, Robert Duvall, Buzz Aldrin, Brian de Palma... sont là pour la première projection dans le vaste auditorium qui porte le nom de Michel d’Ornano.

Aujourd’hui, le C.I.D accueille 150 manifestations par an sur plus de 300 jours

Congrès, séminaires d’entreprise, salons, lancements de produits, réunions internes. Nombre d’entre eux ont marqué les esprits.
Début 1993, durant un mois, Peugeot fait confiance au C.I.D pour l’organisation du lancement européen de sa célèbre 306. La même année, La Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF) organisait son premier congrès annuel au C.I.D : une grande rencontre entre les producteurs, distributeurs, réalisateurs et Pouvoirs Publics.
Le C.I.D verra naître en 1999 le Festival du Film Asiatique, puis le Women’s Forum en 2005.
En 2003, Deauville accueille, à l’initiative de Philippe Augier, son premier sommet diplomatique international, une réunion des Ministres des Finances du G7/G8. En 2008, suivra le G27 des Ministres de la Défense, puis un sommet tripartite en 2010 réunissant Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Dimitri Medvedev. Les 26 et 27 mai 2011, Deauville était pendant 48 heures la capitale du monde en accueillant la réunion annuelle du groupe des huit nations les plus industrialisées : le G8.
 

Centre International de Deauville

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