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Le Haras d'Ecajeul rejoint le réseau inDeauville

Jean-Luc et Isabelle Bara accueillent les visiteurs au sein de leur haras familial, berceau des pur-sang anglais depuis plus de 70 ans. C’est l’un des rares haras à ouvrir ses portes pour une visite guidée au cœur de ses installations, l’occasion pour Jean-Luc de partager sa passion au sein même du domaine qui l’a vu naître, et pour le public de découvrir l’univers peu connu de l’élevage des chevaux de courses.

Le Pays d'Auge est la meilleure région pour l'élevage de pur-sang : avec sa qualité du sol et son climat tempéré, le cheval trouve son bonheur toute l'année.
Jean-Luc Bara

Créé en 1947 par le père de Jean-Luc Bara, Jacques, le Haras d'Ecajeul s'étend sur plus de 40 hectares en plein cœur du Pays d'Auge. Il accueille une vingtaine de chevaux : certains appartenant au couple, d'autres en pension. Le choix de s'installer dans le Pays d'Auge n'est pas anodin : c'est l'une des meilleures terres d'élevage, concentrant 40% des haras de pur-sang en France. Tout est une question de terroir : avec une épaisseur de terre d'environ un mètre et une couche d'argile qui retient l'humidité, l'herbe est verte toute l'année.

La méthode des chuchoteurs

Révélée dans le film « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux », la méthode des chuchoteurs consiste à mieux comprendre le comportement du cheval et à nouer une relation naturelle avec lui, sans contrainte ni violence. Une évidence pour Jean-Luc qui, dès la popularisation des chuchoteurs dans les années 2000, applique cette méthode d'équitation douce.

Le débourrage commence dans le rond de longe, où Jean-Luc fait tourner le cheval six minutes à gauche puis six minutes à droite. Tout se joue dans le regard : pendant les premiers tours, le cheval ne doit pas être quitté des yeux. L'objectif : être choisi par le cheval comme chef du troupeau. Lorsque le cheval met son nez à ras du sol, c'est signe qu'il accepte que Jean-Luc soit le mâle dominant. Une fois passé chef, il a tous les droits, dont celui de monter sur son dos.

Léo Lemasson

Visiter le haras

Depuis une quinzaine d'années, Jean-Luc et Isabelle ouvrent les portes de leur haras au grand public. Tout commence dans la cour, avec une présentation du Pays d’Auge et de la qualité de son terroir pour l'élevage. Jean-Luc accède aux boxes pour sortir les chevaux et expliquer la morphologie des équidés : proportion de muscles, avant-bras solides et canon court. Au cours de la visite, Jean-Luc détaille tout le cycle de vie du cheval (la saillie, la naissance au printemps, l’entraînement, les courses), de même que les niveaux de courses, les distances sur les hippodromes, le circuit mondial, les dotations, le matériel des jockeys et les livres d’inscriptions.

La visite se termine par un goûter avec un jus de pomme local et des pâtisseries concoctées par Isabelle. A déguster à côté d’un feu de cheminée en hiver, ou dans le jardin avec vue sur les chevaux en été. "On reçoit comme nous vivons", telle est la leitmotiv d'Isabelle.

Si les groupes étaient auparavant privilégiés, les visites s'ouvrent de plus en plus aux individuels.

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Dormir au haras

Egalement chambre d'hôtes, le Haras d'Ecajeul possède trois chambres confortables, pouvant accueillir 2 à 8 personnes, avec vue sur le jardin. Au rez-de-chaussée, une grande cheminée en pierre apporte un côté chaleureux au salon. Dans les beaux jours, les visiteurs profitent de la terrasse et du salon de jardin pour prendre le petit-déjeuner avec vue sur les chevaux.

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