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Les Franciscaines acquièrent une œuvre de Georges Braque

Les Franciscaines dévoilent le nouveau trésor de son musée : une œuvre graphique d’un peintre emblématique de l’avant-garde artistique française du XXe siècle.

Adagp, Paris, 2019 - Georges Braque, "Ciel et oiseau", 1963, huile sur papier, 64,8x50 cm

Forte d’une politique d’acquisition ambitieuse, la Ville de Deauville s’attache à enrichir ses collections d’œuvres des XIXe, XXe et XXIe siècles d’artistes majeurs, figures des grands mouvements artistiques.  C’est dans ce cadre qu’elle a acquis lors d’une vente publique en juin dernier une œuvre graphique de Georges Braque (1882-1963).

Georges Braque s’est illustré dans les grands mouvements artistiques du XXe siècle. D’abord fauve dans le sillage de Matisse, Derain et Othon Friesz, il embrasse ensuite la voie du cubisme dont il devient l’un des chefs de file aux côtés de Pablo Picasso. Ensemble, ils représentent, par le biais de la construction géométrique, des objets tridimensionnels sur des plans bidimensionnels et bouleversent l’art du XXe siècle sans toutefois franchir le cap de l’abstraction. Après la Première Guerre Mondiale durant laquelle il est gravement blessé, Braque ne poursuit pas ses recherches cubistes et retourne à des compositions où les plans et la ligne jouent encore un rôle majeur traités dans de puissantes gammes chromatiques.

Cette œuvre de Georges Braque provient de la collection d’André Malraux. Les deux hommes se rencontrent en 1920 et nouent un lien d’amitié indéfectible.

Soutenu par Malraux alors Ministre des Affaires culturelles, Braque se voit confier d’importantes commandes publiques pour des décors monumentaux. Ciel et oiseau acquis par le musée des Franciscaines est une étude préparatoire pour la réalisation d’une mosaïque destinée à la façade de la nouvelle faculté des sciences de Paris. Le décès de Braque en 1963 met fin à la réalisation de ce projet.

Le motif de l’oiseau apparaît dans l’Œuvre de Georges Braque dès les années 1910 et sera traité jusqu’à la fin de sa vie. Le dessin pur et schématique de l’oiseau, qui atteint ici une grande maturité d’exécution, témoigne de l’attrait du peintre pour l’art archaïque et plus largement les arts dits primitifs. Ce motif est également employé dans un autre décor ; celui du plafond de la salle Henri II du musée du Louvre réalisé en 1953, illustrant des oiseaux volant dans un ciel nocturne.     

Ayant passé son enfance au Havre, Georges Braque reste très attaché, sa vie durant, à la Normandie. En 1928, il achète une maison à Varengeville dans l’actuel département de Seine-Maritime. Il y installe son atelier et crée de nombreuses toiles jusqu'à sa mort. Véritable terre d’inspiration, il réalise également cinq vitraux, en 1956, pour l’église Saint-Valery. Il est enterré au cimetière de Varengeville où sa tombe est surplombée d'une mosaïque représentant un oiseau, la colombe du messager qui veille sur son auteur.

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