Les Hommes qui ont libéré la France

L'opération Paddle a été menée par les forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale. La brigade Piron et ses hommes courageux ont beaucoup participé à son succès. Elle s'est déroulée entre le 17 et le 25 août 1944 et avait pour objectif la libération de la côte normande. Certains de ces hommes reviennent cette année à l'occasion du 75ème anniversaire de la Libération. 

L'Opération Paddle

Le Pont des Belges entre Deauville et TrouvilleLes Amis du Mont Canisy
L’ « Opération Paddle » a été menée du 17 au 25 août 1944. 
Menée par 1er Corps britannique dont les troupes de la 6° division aéroportée du major-général Richard Gale, cette opération avait pour objectif de libérer la côte normande entre Ouistreham et Honfleur, afin de se positionner face au port du Havre encore occupé.
Deux unités vont largement contribuer au sucés des troupes alliées :
- Une brigade composée de soldats belges et luxembourgeois sous uniformes britanniques et commandés par le lieutenant-colonel Jean-Baptiste PIRON.
- Une brigade néerlandaise « Princesse Irène », sous les ordres du lieutenant -colonel De RUYTER
Ces deux unités vont être engagées le long de la côte, appuyées par des éléments du Oxford & Bukinghamshire Regiment (les « Ox & Bucks de « Pegasus Bridge ») et de l’Uster Riffles Regiment qui franchiront la Touques un peu à l’Est du dispositif, tandis que plus à l’intérieur des terres progresseront les troupes de la 49e West Riding, et celles de la 51e division écossaise.

La Brigade Piron

Crédit : Les Amis du Mont Canisy
La libération de Villers-sur-Mer Les Amis du Mont Canisy

Le 1st Belgian Group, placé sous le commandement du major puis lieutenant-colonel Jean-Baptiste Piron compte près de 500 hommes en Angleterre en 1940. 120 luxembourgeois se joignent ensuite à eux. Des hommes d’origine belge et d'autres venus du monde entier rejoignent l’unité si bien que les effectifs atteignent 2 000 hommes qui pratiquent près de 33 langues différentes !

Le 6 juin 1944, le groupement belge est en réserve en Grande-Bretagne. Il débarque en Normandie entre le 30 juillet et le 8 août, le groupement est ensuite placé sous le commandement de la 6e division aéroportée britannique. Le 17 août, l’opération « PADDLE » est lancée et les soldats belges sont engagés au côté des troupes britanniques et néerlandaises. Franceville puis Varaville sont libérées le 20 août. Dives-sur-Mer et Cabourg sont à leur tour libérées par le détachement blindé le 21 août, puis Houlgate dans l’après-midi, Villers-sur-Mer et Deauville le 22 août, et enfin Trouville-sur-Mer et Honfleur le 24 aout.

Après avoir été retirée du front, la brigade participera à la libération de Bruxelles le 3 septembre 1944.

Jorge Sanjinez

Jorge Sanjinez et la Brigade PironLes Amis du Mont Canisy

Jorge Sanjinez est né le 24 janvier 1917 à Moquegua. En décembre 1942, son ami Carlos Barreto Perez lui fait part que l’Ambassade Belge accepte des volontaires pour participer aux combats en Europe au sein de l’armée britannique. En janvier 1943, en compagnie d’un groupe de quelques Péruviens et Argentins, il s’embarque pour New-York. C’est au Camp Joliette du Québec que durant quatre mois, il reçoit sa formation militaire. En juin 1943, il est engagé au sein du First Belgian Group. Son entraînement durera encore plus d’une année au sein du 4ème Peloton d’assaut de la 2ème Unité Motorisée. Enfin, le 8 août 1944, la Brigade Belge, mieux connue sous le nom de « Brigade Piron » débarque sur la plage de Courseulles-sur-Mer. Très vite, la brigade, intégrée à la fameuse 6ème Airborne Division, est en ligne au contact de l’ennemi à Sallenelles. Durant ce mois d’août, il participe aux violents combats de Normandie qui libéreront la Côte Fleurie de Sallenelles jusqu’à la Seine. Le 4 septembre, c’est l’entrée triomphale dans Bruxelles 

Mais la guerre n’est pas finie. Il participe encore aux combats du Limbourg Belge et de Hollande. Le 15 avril 1945, vous êtes promu caporal. Le 22 avril, c’est à Capelle, près de Arnhem et de Nimègue que les plus durs combats ont lieu. Il est volontaire pour toutes les missions périlleuses et recevra une haute distinction et l’attribution de la Croix de Guerre 1940. 

Après la capitulation allemande, ce sera l’occupation en Allemagne. Le 1er aout 1945, il est nommé au grade de sergent. En janvier 1946, il retourne au pays après avoir donné 3 années de sa vie et de sa jeunesse, au profit de la Liberté, de notre liberté. Les années passent, mais le souvenir est toujours présent.  Aujourd’hui, il est le doyen des héros de la Brigade Piron.

Il était un combattant, il est devenu un libérateur. Il est un homme, il est devenu un héros.

Jean Martial

Jean Martial
Jean Martial
A l’âge de 20 ans, Jean Martial s’évade de Belgique le 17 août 1942 pour rejoindre la Grande-Bretagne.
Arreté et interné en France durant plus d’un an, il parvient à passer les Pyrénées mais est arrêté et emprisonné au camp de concentration de Miranda (Espagne).
Relaché après plusieurs mois, il rejoint Gibraltar début 1944 et enfin, les Forces Belges en Grande-Bretagne. Il sera affecté au First Belgian Group, 2ème Unité Motorisée, 6ème Peloton (Mitrailleuses lourdes). Le 8 août 1944, il débarque à Courseulles. Il participe à l’opération Paddle du 17 au 31 août 1944. Ensuite, ce seront les durs combats de Belgique et de Hollande jusqu’à a capitulation de l’armée nazie. Par la suite, il fut le secrétaire puis président de la Fédération Royale Nationale des Anciens Combattants de la Brigade Piron durant de très longues années.
 
Jean Martial est porteur de plusieurs distinctions honorifiques :
Chevalier de l’Ordre de la Couronne avec deux glaives croisés
Chevalier de l’Ordre de Léopold II
Chevalier de la Légion d’Honneur
Croix de Guerre 1940 avec palme,  
Médaille de la Résistance, 
Croix des Evadés,  
Croix du Prisonnier Politique de la Guerre 1940-1945 (13/11/1947),  
Médaille de Volontaire de Guerre avec barette en bronze portant le millésime 1940-1945, 
Médaille du Volontaire de Guerre-Combattant avec barette en argent portant le millésime 1940-1945,  
Médaille du Militaire Combattants 1940-1945,  
Décoration Militaire de première classe,  
1939-1945 Star,  
France and Germany Star

André Liegeois

André Liegeois
André Liegeois

Sdt. Liegeois André : 1e Bataillon – C-COY – 2e peloton d’assaut – 2e section
  
En 1942, André Liegeois et son frère Charles ont 17 et 15 ans lorsqu’ils s’engagent dans la résistance armée. Un fois la Belgique libérée, ils s’engagent tous deux en octobre 1944, comme volontaires de guerre.  En décembre 1944, après sa formation, André est muté à la Brigade Piron et sera affecté au 1e bataillon d’infanterie. 
En avril 1945 commence la 2e campagne de Hollande.  Tous deux sont en positions le long du Rhin et participent à de très nombreuses patrouilles. Son unité traverse le fleuve pour prendre position à Ochten, près d’Arnhem. Le 8 mai 1945, c’est la fin des combats et son unité désarme plus de 8000 SS. En juin 1945, il part alors pour la zone d’occupation en Allemagne. En novembre 1946, il sera démobilisé et retournera dans ses foyers.

Edmond Gillis

Edmond Gillis

Edmond Gillis : 3ème Bataillon D Coy
  
Dès 1941, Edmond Gillis est membres de la résistance. Il s’engage comme volontaire de guerre le 18 décembre 1944 pour son 20ème anniversaire et suit alors son instruction durant 3 mois. 
Le 3 avril 1945, la Brigade relève le 49e Régiment canadien de reconnaissance, sur le front hollandais à Druten près d’Arnhem. Après une semaine, son bataillon monte en premières lignes à Opheusden. Le 12 avril 1945, la Brigade passe sous les ordres de la 1e Division blindée canadienne. 
Durant presque un mois, ce fut l’échange incessant de tirs, de patrouilles dans une région inondée par l’ennemi. 
A l’annonce de la capitulation allemande, leur mission fut de désarmer les troupes ennemies. 
Edmond Gillis sera démobilisé en avril 1946. 

 

Henri d’Oultremont

Henri d’Oultremont

Henri d’Oultremont : Régiment d’Artillerie
  
Après la libération de la Belgique de septembre 1944, 2 000 hommes nouvellement engagés, rejoignent la Brigade Piron qui a à présent un effectif de 4 000 hommes.
Fin 1944, Henri d’Oultremont est volontaire et est affecté au 1er Régiment d’artillerie. Après une formation de 3 mois, le régiment monte en ligne sur le front de Hollande en appui de la brigade et d’unités britanniques jusqu’à la capitulation du 8 mai 1945.
Il passe ensuite en zone d’occupation en Allemagne où son unité remplit de nombreuses missions de garde et de désarmement.
Le 26 juin 1944, les artilleurs luxembourgeois quittent le régiment. 
Enfin, il sera démobilisé fin décembre 1945 après plus d’une année au service de la nation. 

 

Xavier Verzin

Xavier Verzin

Xavier Verzin : Régiment d’Artillerie

Après la libération de la Belgique de septembre 1944, 2 000 hommes nouvellement engagés, rejoignent la Brigade Piron qui a à présent un effectif de 4 000 hommes.
Fin 1944, Xavier Verzin est volontaire et est affecté au 1er Régiment d’artillerie. Après une formation de 3 mois, le régiment monte en ligne sur le front de Hollande en appui de la brigade et d’unités britanniques jusqu’à la capitulation du 8 mai 1945.
Il passe ensuite en zone d’occupation en Allemagne où son unité remplit de nombreuses missions de garde et de désarmement.
Le 26 juin 1944, les artilleurs luxembourgeois quittent le régiment. 
Enfin, il sera démobilisé fin décembre 1945 après plus d’une année au service de la nation.