Yusuf Sevinçli

Photographe invité au festival Planche(s) Contact en 2018

© Yusuf Sevincli, Vent de poussière, pour Planche(s) Contact 2018
© Yusuf Sevincli, Vent de poussière, pour Planche(s) Contact 2018

Vent de Poussière

Yusuf Sevinçli est un photographe turc né en 1980 à Zonguldak. Diplômé de la section Communication de l’université Marmara en 2003, il intègre l’année suivante une master class consacrée à la photographie documentaire en Suède. Il construit alors son travail personnel à travers plusieurs séries, dont Good Dog, Vichy et Oculus qui ont fait l’objet de nombreuses expositions individuelles comme collectives en Turquie, en Europe et à travers le monde (Mois de la Photo de Moscou, PhotoBiennale de Thessalonique, Festival de photographie Fotografia Europa Reggio Emilia en Italie, Fotografie Noorderlicht aux Pays-Bas, FotoFreo en Australie…). Son écriture singulière lui a valu d’être présenté parmi des grands noms de la photographie contemporaine comme William Klein, Daido Moriyama, Christer Strömholm, Anders Petersen, Antoine d’Agata ou JH Engström, au sein de l’exposition majeure Eyes Wild Open présentée au Botanique de Bruxelles en 2018. Aujourd’hui, il vit et travaille à Istanbul.

A propos de l'exposition d'Yusuf Sevinçli, Vent de Poussière
La plage de Deauville est un micro-univers autonome de seulement six cent cinquante mètres d'ouest en est. Juste à côté du centre-ville et pourtant si éloignée, mentalement et émotionnellement. 
Ce qui s'y joue, c'est un ballet sans fin entre l'eau et la lumière, l'espace et les distances, le sable et le vent, les roches et les coquillages, les ombres et les nuages, les chevaux et les chiens, la marée haute puis la marée basse, le soleil cognant et les vagues. 
L'harmonie de ces différents éléments n'est jamais ni belle ni parfaite, mais c'est justement là qu'est la liberté. Ils s'attirent formellement, créent des contrastes et des mouvements dans une étrange poésie. 
Ce "vent de poussière" n'est pas uniquement le souffle qui balaye la plage, il évoque l'apparition dans le brouillard de l'image, de ceux qui la traversent. Les images elles-mêmes s'y soumettent, leur texture est charbonneuse, grainée et pourtant toujours lumineuse.