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6500 M2 D'HISTOIRE À DEAUVILLE
Le site des Franciscaines est situé à Deauville à 5 minutes de la mer, à 10 minutes de la place de la Mairie de Deauville à pied, sur l’avenue de la République. Depuis sa construction en 1876, il a rempli de multiples missions :  orphelinat, école, hôpital, et lieu de vie de la congrégation des Sœurs Franciscaines. Elles ont choisi en 2012 de vendre ces bâtiments à la Ville de Deauville. Elles résident désormais à proximité du site.

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© Sandrine Boyer

Les Franciscaines vont s’enraciner un peu plus dans un site qui fait partie de la mémoire des Deauvillais. Ce grand projet établit une continuité entre son passé - consacré à l’accueil et à l’éducation - et sa future vocation : la médiation et la transmission. C’est le choix de la Ville : réinvestir l’ensemble patrimonial d’une vie nouvelle plutôt que construire un nouvel équipement. 

Le lieu est organisé autour du bâtiment Saint-Joseph (1876) composé à l’origine de salles de classes et dortoirs au premier étage.
A droite du bâtiment Saint-Joseph les espaces conventuels réservés à la vie des Franciscaines : une chapelle, un jardin carré ceinturé par un cloître et des salles communes ( réfectoire, cuisine, bibliothèque…). A l’étage, les chambres des soeurs.
Sur la gauche du bâtiment Saint-Joseph une aile en retour d’équerre, formant une cour carrée à l’arrière.

© Sandrine Boyer

Accueil et transmission

1875 > 1881
 
Trois sœurs originaires de la Somme et issues d’une famille pieuse,  ADELE, JOSEPHINE ET MARIE-ANTOINETTE MERIGAULT décident de s’investir dans les œuvres de charité en fondant un hôpital pour les marins et en aidant les enfants de marins disparus en mer. Ne pouvant trouver le foncier nécessaire à Trouville – où elles ont vécu jusqu’à la mort de leur père douanier - elles optent en 1875 pour Deauville qui avait alors beaucoup de terrains libres de part et d’autre de l’église.
Elles construisent le premier bâtiment – le bâtiment Saint Joseph – puis transforment leur projet en orphelinat pour les filles de marins.
Après avoir essuyé plusieurs refus de communautés religieuses pour s’occuper des enfants, les religieuses franciscaines de Notre-Dame de Pitié de Perrou (Orne) acceptent la proposition. Quatre sœurs arrivent à Deauville le 29 juin 1878 avec peu de moyens. Elles fondent en 1881 la COMMUNAUTE DES FRANCISCAINES DE NOTRE-DAME DE LA PITIE DE DEAUVILLE.
La communauté s’occupe des orphelines, prodigue les soins aux malades et reçoit des dons.
De nouveaux bâtiments sont construits en 1883 puis 1897 notamment avec l’aide de la famille Biesta-Monrival.
 
1914 > 1919
 
En 1914, l’orphelinat est transformé en hôpital auxiliaire. La Croix-Rouge et des dons achèvent de l’équiper. Après avoir soigné plus de mille blessés, il ferme le 1er janvier 1919 et retrouve sa fonction d’orphelinat. Avec le surplus de matériel médical appartenant à la Croix-Rouge, le comité local décide de fonder un dispensaire.
 
 
 
 
ANNEES 30
 
Au début des années 30, la construction de la CLINIQUE SAINT FRANCOIS est décidée. Ce travail est confié à l’architecte Caennais PICHEREAU, à qui l’on doit la construction de la Villa Strassburger.
UNE ECOLE MENAGERE est fondée en 1938 pour des jeunes filles des environs.
 
1954
 
Après-guerre, les sœurs décident de renforcer l’enseignement professionnel dans les secteurs social et sanitaire. Un bâtiment est construit à cet effet en 1954.
 
ANNEES 70
 
En 1971, LE LYCEE PROFESSIONNEL SAINT-JOSEPH devient un lycée privé sous contrat avec l’Etat. Aujourd’hui, l’établissement regroupe UN COLLEGE ET UN LYCEE.
La clinique est remplacée par la polyclinique en 1973. Elle est alors transformée en centre de rééducation. Une extension est bâtie en 1977 comprenant une piscine, des douches adaptées, des services d'ergothérapie et de kinésithérapie.
Parallèlement, l’orphelinat reçoit de moins en moins d’enfants de marins péris en mer. On accueille désormais des enfants que la séparation de leurs parents a perturbés.
 
2009
 
Les sœurs Franciscaines font le choix de ré-organiser leurs activités dans des locaux plus adaptés et plus fonctionnels et de construire un nouveau couvent, un lycée professionnel et une école d’aide-soignante.
Elles vouent les terrains à proximité de la polyclinique à la construction d’un programme immobilier composé de 52 logements en usufruit locatif : La Villa Gabrielle.
Elles proposent enfin à la Ville de Deauville d’acheter trois bâtiments d’une surface de 4400m2 à la condition de  préserver l’esprit des lieux marqués par la transmission, l’éducation, le partage.
Les conditions financières de la vente remettent à l’ordre du jour le projet d’un lieu de culture pour la Ville, abandonné en 2009 dans un contexte économique de crise.